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Les raisons pour lesquelles le départ de Lionel SAUGUES a plus que contrarié Gaël PERDRIAU !

Comme je m’y étais engagé je vais, au travers de ce post, répondre aux différents arguments développés par Gaël PERDRIAU à l’occasion de sa conférence de presse de février dernier.

En premier lieu, évacuons les points relatifs à mon engagement politique auprès d’En Marche, à l’hémorragie de départ de cadres à la Ville ou à un pseudo «dilettantisme» dans la conduite de ms deossiers.

Sur le premier sujet, il ne peut m’être reproché mon soutien envers En Marche et les réunions qui en découlent alors qu’en même temps deux autres Adjoints au Maire MoDem (allié à En Marche) se trouvent dans la même situation sans que cela ne pose aucun problème.

Pour ce qui concerne les chiffres sur les départs de cadres de la Ville, l’enquête très fournie du Progrès, publiée le 31 janvier, a confirmé le malaise qui règne au sein des services. Gaël PERDRIAU pour évacuer le sujet indiquait que la situation était pire sous le mandat de son prédécesseur. Il est très facile de vérifier ses dires. Pour cela, il suffit de rapporter la moyenne de cadres dans les collectivités territoriales au niveau national (9,3% selon l’INSEE en 2013) aux effectifs de la Ville de Saint Etienne et Saint-Etienne Métropole.
Que constaterons-nous ? Le chiffre fourni par le Maire de Saint-Etienne n’est pas crédible.
Au final, c’est un élément grossier de diversion qui permet de ne pas parler du fond du sujet. Comme beaucoup, je regrette le déni dans lequel se drape Gaël PERDRIAU.

Enfin, s’agissant de mon pseudo «dilettantisme», je ne reviendrais pas sur la forme et les mots employés qui correspondent évidemment à des pratiques politiques du passé. Déjà il y a un an, lors de la démission de Michel BEAL, on évoquait pour lui aussi son «désintérêt depuis plusieurs mois de la chose publique».
Je remarque aussi que ceux qui me critiquent aujourd’hui ne me critiquaient pas lorsque j’étais auprès d’eux il y a encore peu de temps. Ils n’hésitent pas, non plus, à vanter les résultats que j’ai obtenu.
Je m’interroge également afin de savoir pourquoi Gaël PERDRIAU m’a t’il gardé à ses côtés si longtemps si mon engagement n’était pas suffisant ?

La réalité, c’est que je crois avoir eu le courage de soulever des questions essentielles pour l’avenir de notre ville qui inquiètent terriblement les Stéphanois au quotidien !
La réalité, c’est que pendant 4 ans j’ai mis toute mon énergie, mon expertise et mes réseaux au profit de nos commerçants et de nos artisans. Les centaines de messages de soutien reçus sur les réseaux sociaux, par sms, par téléphone ou par mails en témoignent !
La réalité, c’est le bilan positif de ma délégation malgré un contexte économique particulièrement difficile !
La réalité, c’est qu’à court d’arguments sur le fond le Maire de Saint-Etienne, en plein désarroi depuis plusieurs semaines, a totalement perdu ses nerfs !

Au-delà des questions de personnes et à deux ans de la fin du mandat, les commerçants et artisans stéphanois sont, par contre, en droit d’avoir des réponses claires face à leurs inquiétudes:
Sur les aides dédiées aux unions commerciales et à Sainté Centre-Ville tout d’abord.
Afin d’amplifier les actions de promotion du commerce et de l’artisanat du centre-ville et des quartiers, notre plan de mandat faisant du soutien aux unions commerciales et à Sainté Centre-Ville une priorité. Pendant près de 4 ans, de nouvelles associations ont vu le jour dans différentes rues commerciales et les opérations se sont multipliées à l’initiative des commerçants. Conscients de la nécessité d’aller encore plus loin, nous avions lancé avec l’ensemble de nos partenaires et des représentants de la FASCAPS et de Sainté Centre-Ville une réflexion visant à réorganiser le tissu commercial et artisanal de la Ville pour lui donner encore plus de force.

Au même moment, les unions commerciales sont devenues une simple variable d’ajustement budgétaire. Pour poursuivre le haut niveau de soutien financier de notre ville à leur côté, j’ai été dans l’obligation de refuser de valider lors de nos réunions internes une proposition budgétaire incompréhensible visant à diminuer de 30 000 euros en 2018 les aides apportées !

Au même moment, une décision soudaine et brutale a été prise en réunion «Maire/ DG» de retirer la délibération consacrée à Sainté Centre Ville qui devait être présentée au Conseil municipal du 27 novembre 2017.
Ce que Gaël PERDRIAU reprochait à Maurice VINCENT en 2014, il a fait en 2017 !

Pour mémoire, la Ville de Saint-Etienne a été, sous l’impulsion visionnaire de Michel THIOLLIERE, la première ville de la région Auvergne-Rhône Alpes a s’est être dotée, au début des années 2000, d’une structure de management de centre-ville. Aujourd’hui toutes les villes développent ou veulent développer ce concept !

Sur les moyens financiers mobilisés par la Ville pour le commerce ensuite. 
Notre équipe avait promis pendant la campagne des Municipales d’attribuer l’équivalent du montant de la taxe sur les enseignes, soit plus de 800 000 euros par an, pour favoriser des actions de dynamisation du commerce
Qu’en est t’il aujourd’hui ?
Quid des moyens humains mobilisés dans les équipes techniques aux côtés des élus ?
Pourquoi avoir bloqué durant des années l’instauration du droit de préemption sur les fonds de commerce et d’une politique ambitieuse en la matière ?
Pourquoi mettre en œuvre si tardivement cette thématique du foncier commercial si ce n’est pour faire à nouveau un effet d’annonce en cette fin de mandat ?
Enfin, les budgets mobilisés sur ce dossier stratégique seront-ils au niveau des enjeux ?

Sur l’environnement du commerce également.
Tous les spécialistes s’accordent aujourd’hui pour dire que la revitalisation du commerce de centre-ville nécessite d’avoir une vision à 360° tenant compte des différentes fonctions urbaines : attractivité des espaces publics, adaptation de l’habitat, patrimoine, mise en lumière, présence des services publics et médicaux, …

Un certain nombre d’avancées indéniables ont été réalisées ces dernières années : je pense tout d’abord à la politique de démolition d’ilots vacants, je pense également au développement des grands événements, je pense enfin à l’instauration de 30 minutes de stationnement gratuit que jamais moi-même proposé lors de l’élaboration par mes soins de notre projet municipal en faveur du commerce et de l’artisanat.

Pour autant, après 4 années d’exercices et malgré plusieurs avancées, il reste encore beaucoup à faire pour retrouver les conditions nécessaires à une dynamisation durable de notre tissu commercial, de notre centre-ville et de nos quartiers : gestion des incivilités sur les principales places de Saint-Etienne, propreté, politique de mise en lumière festives et design «digne de ce nom» notamment pour les rues commerçantes, développement des terrasses, mise en œuvre des propositions de déploiement du Marché de Noel en direction de la place du Peuple faites à plusieurs reprises et non retenues à ce jour, politique de déplacement et de circulation adaptée aux attentes des commerçants, des investisseurs et des consommateurs, accompagnement des commerces lors des phases de travaux…

Sur les nouvelles orientations du projet commercial STEEL enfin?
Gaël PERDRIAU s’est récemment exprimé sur le sujet. A cette occasion, il a malheureusement confirmé mes craintes ainsi que celles de nombreux commerçants stéphanois en rappelant que son souhait était de concurrencer la Part Dieu à Lyon, l’un des plus grands pôles commerciaux d’Europe orienté vers … l’équipement de la personne.

Pour ce faire, au moins 10 boutiques de prêt à porter, représentant plus de 6 000 m2 de surfaces de vente nouvelles, viendront donc s’implanter sur STEEL avec un risque réel qu’il s’agisse d’enseignes déjà présentes en cœur de ville, à CENTRE DEUX ou de marques qui pourraient venir mettre un coup fatal à nos commerçants indépendants stéphanois !
Réponses dans quelques semaines une fois le plan de commercialisation dévoilé …

Nous avons également pu apprendre dans la presse que l’enseigne CULTURA ne s’installera pas en entrée de ville de Saint-Etienne, ce qui est une bonne chose. J’avais d’ailleurs moi-même voté contre une telle venue il y a plusieurs mois déjà. Pour autant, on apprend avec étonnement que CULTURA pourrait venir renforcer un autre pôle commercial de l’agglomération !
Si tel était le cas, le Président de notre Métropole, Gaël PERDRIAU, prendrait une responsabilité majeure quant à une telle implantation qui aurait un impact particulièrement néfaste pour nos librairies indépendantes présentes en cœur de ville.

Ce dernier point montre une nouvelle fois que le Président de Saint-Etienne Métropole n’a décidément aucune volonté politique de préserver les nécessaires équilibres entre nos centres-villes et les pôles commerciaux périphériques.

Pour reprendre une expression déjà utilisée par certains élus de la Majorité municipale, j’espère vivement que Gaël PERDRIAU «saura se ressaisir» sur cette question essentielle du commerce et de l’avenir de notre centre-ville.  

Dommage que sa première décision, suite à mon départ, n’ait pas été de nommer l’un de mes ex-collègues à la tête de la Délégation Commerce, Artisanat et Vie Economique de la Ville de Saint-Etienne. Ils avaient l’expertise, l’expérience et la compétence et il en faudra !

Lionel saugues

Publié le 26 février 2018 à 09:33:19 dans Mon activité d'élu local | Commentaires (0) |

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